Hypercar Électrique Chinoise : 7 Modèles Qui Humilient l’Europe

NIO EP9 et Xiaomi SU7 Ultra, la performance électrique chinoise

Oubliez les copies de BMW X5 ou de Smart mal ajustées. En moins de 10 ans, l’industrie chinoise est passée du statut de « photocopieuse » à celui de leader technologique. Aujourd’hui, les constructeurs comme Xiaomi, BYD ou GAC ne cherchent plus à imiter Ferrari ou Porsche : ils cherchent à les battre. Voici quelques véhicules chinois qui prouvent que le rapport de force a changé.

Xiaomi SU7 Ultra : La gifle du fabricant de téléphones

Photo de la SU7 Ultra du constructeur automobile chinois Xiaomi
La Xiaomi SU7 Ultra à Chengdu, Chine (Photo : Navigator84 / CC BY-SA 4.0)

C’est le modèle incontournable qui fait parler de lui depuis quelques temps.

  • La Stat qui tue : 0 à 100 km/h en 1,97 seconde.

Quand Xiaomi a annoncé faire une voiture, l’Europe a souri. Quand ils ont dévoilé la SU7 Ultra, l’Europe a tremblé. Ce n’est pas une simple berline électrique, c’est un missile sol-sol. Avec ses trois moteurs développant 1548 chevaux, elle est plus puissante qu’une Bugatti Chiron.

Pour prouver son sérieux, Xiaomi a emmené le prototype sur l’Enfer Vert du Nürburgring. Résultat ? Un temps record de 6’46″874, devenant la 4 portes la plus rapide de l’histoire du circuit, loin devant la Porsche Taycan Turbo GT (retrouvez notre poster Taycan Turbo S ici).

Le message est clair : l’élève a dépassé le maître

YangWang U9 (BYD) : La voiture qui danse

Photo de face de l'hypercar électrique chinoise YangWang U9
La YangWang U9 (Photo : Calreyn88 / CC BY-SA 4.0)

BYD est le plus gros vendeur de voitures électriques au monde, devant Tesla. La U9 est leur vitrine technologique.

  • La Stat qui tue : 1300 chevaux et capable de rouler sur 3 roues.

Oubliez tout ce que vous savez sur la suspension. La YangWang U9 (marque de luxe de BYD) intègre le système révolutionnaire « DiSus-X ». Grâce à des moteurs électriques indépendants sur chaque roue et une suspension active ultra-rapide, la voiture peut littéralement sauter sur place, danser en rythme, ou continuer à rouler parfaitement stable même avec une roue en moins (en cas de crevaison).

Côté performance, ses 4 moteurs la propulsent à 100 km/h en 2,36 secondes. Ce n’est plus de la mécanique, c’est de la science-fiction vendue en série.

GAC Aion Hyper SSR : La « Ferrari chinoise »

Photo de la Hyper SSR, hypercar électrique du constructeur chinois Aion, appartenant à GAC
La Aion Hyper SSR (Photo : JustAnotherCarDesigner / CC BY-SA 4.0)

C’est la première véritable Supercar de production chinoise, avec le look qui va avec (portes en élytre, profil bas).

  • La Stat qui tue : 100% Fibre de carbone et 1225 chevaux.

Si vous cherchiez la descendante spirituelle de la Rimac Nevera pour un tiers du prix, la voici. La Hyper SSR ne fait pas dans la dentelle : châssis entièrement en carbone, freins céramiques de la taille d’une pizza familiale et une accélération qui décolle la rétine (1,9 seconde pour le 0-100 km/h).

Contrairement à beaucoup de concepts qui ne voient jamais le jour, celle-ci est bien livrée aux clients en Chine. Son nom « SSR » signifie Super, Sport, Race. Simple, basique, et terrifiant pour la concurrence italienne.

Zeekr 001 FR : Le tank de Kimi Räikkönen

Photo vue arrière de la Zeekr 001 FR - Voiture du constructeur chinois Zeekr
La Zeekr 001 FR (Photo : Alexander Migl / CC BY-SA 4.0)

Si le design n’est peut-être pas le plus esthétique sur ce véhicule, cette voiture qui ressemble à un break de chasse cache une fonctionnalité étonnante : Elle peut faire un demi-tour sur place (Tank Turn).

Prenez une berline confortable, donnez-lui 1265 chevaux, et demandez à un champion du monde de F1 de la régler. C’est le pari de Zeekr avec la 001 FR, développée avec l’aide de Kimi Räikkönen (qui est directeur de la performance chez eux). Au-delà de sa vitesse de pointe de 280 km/h, sa caractéristique la plus folle est sa capacité à faire tourner ses roues de gauche et de droite dans des sens opposés.

Résultat : la voiture peut faire un 360° sur place, comme un char d’assaut. Gadget ? Peut-être. Mais quelle démonstration de maîtrise logicielle !

NIO EP9 : Le monstre qui a tout déclenché

Photo de la EP9, hypercar électrique du constructeur chinois NIO
La NIO EP9 (Photo : MrWalkr / CC BY-SA 4.0)

Si Xiaomi brille aujourd’hui sur le Nürburgring, c’est NIO qui a ouvert la voie il y a quelques années. On peut dire que c’est un peu la mère des hypercars chinoises modernes.

  • La Stat qui tue : Une puissance de 1 Mégawatt (1360 chevaux) et 3G de force latérale en virage.

Bien avant que l’Europe ne prenne les sportives électriques au sérieux, NIO a lâché cette bombe sur la piste. Avec quatre moteurs et une carrosserie qui génère 2,5 tonnes d’appui aérodynamique (plus qu’une F1 !), l’EP9 a pulvérisé le record du tour du Nürburgring en 6 minutes 45 secondes en 2017.

Ce n’est pas une voiture de route, c’est un laboratoire roulant qui a prouvé au monde entier qu’une batterie chinoise pouvait largement rivaliser avec une Lamborghini Huracán Performante (disponible en poster ici) sur son propre terrain.

Xpeng P7+ : La Tesla Model S sous IA

Photo de face de la Xpeng P7+, voiture électrique chinoise
La Xpeng P7+

Si la P7 originale visait le design, la P7+ vise le cerveau. C’est la réponse cinglante de la Chine à la Tesla Model S, mais avec une approche technologique radicalement différente.

  • La Stat qui tue : Une consommation record de 11,6 kWh/100km pour une berline de 5 mètres (c’est moins qu’une petite citadine électrique !).

Oubliez les ailerons et les gadgets. La Xpeng P7+ est vendue comme la « première voiture IA du monde ». Elle a abandonné les coûteux radars LiDAR pour un système « AI Eagle Eye Vision » 100% caméras, capable de voir plus loin et plus vite que l’œil humain pour la conduite autonome.

Mais le tour de force est son efficience : grâce à une aérodynamique de pointe et une gestion thermique ultra-avancée, cette immense berline (plus spacieuse qu’une Audi A6) consomme moins d’énergie qu’une Fiat 500 électrique.

C’est la preuve que la Chine ne maîtrise pas seulement les batteries, mais aussi l’optimisation logicielle au plus haut niveau.

Hongqi S9 : De véhicules d’état à monstre de puissance

Photo de la Hongqi S9, hypercar électrique du constructeur chinois Hongqi
La Hongqi S9 au IAA 2019 (Photo : Alexander Migl / CC BY-SA 4.0)

Pour comprendre le choc culturel, imaginez que la voiture du chef de l’État se transforme soudainement en fusée capable de doubler une Bugatti. Hongqi est historiquement la marque austère des dirigeants du Parti Communiste, mais la S9 brise tous les codes.

Ici, on ne parle plus de copier, mais de s’offrir les meilleurs talents du monde. Hongqi a embauché la légende du design italien Walter de Silva pour sculpter cette hypercar hybride rechargeable. Sous sa carrosserie en carbone digne d’un film de science-fiction, on trouve un V8 biturbo associé à trois moteurs électriques pour un total délirant de 1400 chevaux.

Avec un 0 à 100 km/h en 1,9 seconde, la S9 n’est pas là pour faire de la figuration. C’est le mariage ultime entre la puissance industrielle chinoise et l’élégance à l’italienne. La « Rolls-Royce chinoise » est devenue un avion de chasse.